PALMARES DU PRIX DE POESIE ANAIS BRULET 2012

L’eau est magnifique

On la prend pour une jonquille

Ce n’est pas faux

(Julien – 9 ans)

 

 

Alain vu par Julien (petit-fils)

1er Prix de dessin  - Julien

Vous trouvez des poésies récentes d’Andréa de Balbi sur le site :

 

http://www.poesie.webnet.fr/vospoemes/

ERRANCE

Nous possédons une intelligence de boussole

Et nous avons depuis longtemps perdu le nord

Même si l’espoir invite, informe et nous console

L’idée d’un errement nous peine, ou nous informe.

 

Voir l’Orient célestiel, l’Orient philosophal

Ressemble à l’utopique lecture de la Pratique,

D’oublier nos dépouilles et notre air triomphal

De ne plus empailler nos souvenirs antiques.

 

Il reste des reliques et quelque inconséquence

Qui tissent les enveloppes de nos métamorphoses

Et cachent les paradoxes d’anciennes ignorances.

 

L’enseignement s’occulte parmi toutes les lignes

Entre les mots, entre les lettres, en toute chose

Dans les non-dits qui à présent persistent et signent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nathan - La Méduse

Zone de Texte: Jouvence
C’est un jour incertain aux senteurs de printemps
Avec un peu de neige sur la montagne noire
S’y inscrit la présence d’un Dieu cornu d’antan
Que les lendemains sourds videront des mémoires.

S’il fallait reconstruire les états d’innocence,
Les situations antiques, les passions d’un autre âge,
Ou même les rêves anciens baignés d’eau de jouvence
Nos cœurs nous suffiraient pour tourner d’autres pages.

Est-ce si difficile de devenir humain ?
De choisir les chemins aux frontières indécises ?
D’arpenter les sentiers et construire de nos mains ?

Il fallait un début qui laisse quelques traces
Telle une signature qui soit belle et précise
Et que suivent bientôt tous ceux de notre race.
Zone de Texte: Orion
Quelques rayons épars d’un soleil fatigué
Caressent en vain les toits d’un village oublié
Sous les tuiles romaines tel un flot irrigué
Le sang des braves gens se réchauffe au foyer.

Au dessus il y a les étoiles dans la nuit
De nos ignorances et de nos folles espérances.
Celles d’Orion formeront une croix à minuit
Ecartelant le monde d’un Noël-immanence.

L’univers va renaître, mais dans l’indifférence,
Les êtres sont ainsi faits que leur regard s’altère
Même devant le divin, et tout devient silence.

Quand le vent devient frais sur la plaine de Badens
Quand les vies s’engourdissent, tout s’endort sur la terre
Le poète prend sa charge, le veilleur devient prince.

Yi

 

Le geste qui nourrit sait-il ce qui l’habite ?

Quand là-haut vers les cimes le ciel est lumineux

Et qu’en bas le tonnerre est colère et s’agite

Laissant à la nature un vide calamiteux.

 

Choisir ce que l’on mange définit l’intérêt

Que l’on porte aux autres, et même sans doute à soi

Le domaine de l’esprit s’anémie sans arrêt

Quand ce que l’on recherche alimente et conçoit

 

Quelle partie de toi-même honores-tu volontiers ?

Alors que le printemps impose les forces vives

Et que naissent à nouveau les êtres aux gestes entiers.

 

Tu es cela qui vit en deçà des volumes

Qui traverse les eaux et passe de rive en rive

Et qui entre dans l’ombre en pensant qu’il allume.

L’amour

 

Je suis né avec un grand cœur

Sorti de la mer et de ses profondeurs.

Un grand cœur aussi chaud que des flammes

Qui bouleverse nos âmes.

 

Qui sans rien voler donne de l’amour

Et ne demande rien en retour,

Comme foudroyé par l’éclair

Sans regarder en arrière.

 

Ne jamais penser à mourir

Toujours garder la joie de vivre.

 

Nathan Rivat

11 septembre 2017